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Archives 2017-2018

Nov 30, 2017

10h30 - salle 2017, SG

Vigie Nature Ecole - Robin Bosdeveix

Notre recherche porte sur les pratiques enseignantes relatives au programme de sciences citoyennes, Vigie-Nature École (VNE), initié par le Muséum national d’Histoire naturelle il y a cinq ans. Les enseignant.e.s et leurs élèves contribuent aux recherches scientifiques en envoyant des données acquises par la mise en œuvre de protocoles standardisés. Pour les chercheurs en écologie du Muséum, l’objectif de ce programme est de comprendre l’impact des changements globaux et des actions anthropiques sur la biodiversité ordinaire. Notre étude en cours vise à caractériser les pratiques afin de comprendre comment les enseignant.es s'approprient ce dispositif, en particulier dans ses dimensions d’étude naturaliste de terrain et de sciences citoyennes.

L’objet de ce séminaire sera de présenter les résultats de notre première enquête par questionnaire portant sur les pratiques déclarées et d’échanger sur notre projet d’étude des pratiques effectives que nous souhaitons réaliser en 2018. Nous souhaitons en effet profiter de cet échange pour préciser nos perspectives théoriques et méthodologiques.

Concernant l’étude des pratiques déclarées dont la visée était largement exploratoire, nous mettrons l’accent sur les résultats principaux soulevant des questions à explorer lors de l’étude des pratiques effectives. Nous présenterons notamment les différents profils de pratiques déclarées et l’influence du niveau d’enseignement (primaire ou secondaire) concernant certains volets des pratiques.

Discutante : Isabelle Kermen

Jan 11, 2018

10h30 - salle 2017, SG

Les praxéologies comme idiosyncrasies institutionnelles - Corine Castela

Depuis des années, mes travaux sur l’utilisation des mathématiques dans des contextes non mathématiques, en particulier professionnels, m’ont conduite à travailler sur le modèle praxéologique développé dans la Théorie Anthropologique du Didactique (TAD) dans le but de rendre compte des phénomènes transpositifs (Chevallard 1985, réédition 1991) auxquels donne lieu la circulation inter-institutionnelle. Plus récemment, mon implication dans une direction ethnomathématique m’a renforcée dans l’idée que la TAD était une théorie extrêmement bien adaptée à la prise un compte de l’influence des cultures sur les praxéologies qui y vivent, ce qu’on appelle un point de vue relativiste. En effet, dans son approche de tous les phénomènes étudiés, cette théorie privilégie l’entrée par les institutions et les déterminations des activités humaines qu’elles produisent. Paradoxalement, les définitions initiales des composantes du modèle praxéologique, particulièrement au niveau du logos semblent aspirer à l’universalité inter-institutionnelles (Chevallard 1999, pp. 226_227 ; Bosch, 1994, p. 25). Pourtant, dans deux textes plus récents (2006, p. 23 ; 2007, p. 714), Chevallard met l’accent sur l’existence d’une relativité institutionnelle. Le terme « idiosyncrasy » apparaît dans le premier de ces textes, avec l’adjectif social, c’est un emprunt à Marcel Mauss. Je le reprends à mon compte dans le titre, en le radicalisant avec l’adjectif institutionnel. Ce que je représente par le schéma suivant : [T, τ, Ɵ, Θ]←I.

Ce schéma, introduit dans Castela (2016, 2017), explicite l’indexation institutionnelle de la praxéologie. En particulier, il permet de lever ce qui, selon moi, constitue un obstacle à l’extension de l’emploi du modèle praxéologique hors des mathématiques, à savoir l’idée que la validation d’une technique (ce qui prouve qu’elle produit bien les résultats qu’on en attend) est de nature discursive. Mais il ne se limite pas à cela, il introduit comme objets d’étude les processus, représentés par la flèche, par lesquels l’institution produit, légitime et institutionnalise la praxéologie. C’est dire que le modèle praxéologique ainsi considéré est candidat à outiller des recherches en épistémologie, ethnologie et anthropologie.

Mon intervention sera centrée sur la notion de légitimation, avec une réflexion qui m’a conduite à introduire la notion de normes techniques et technologiques institutionnelles… et donc de praxéologies d’évaluation de la conformité aux normes dans et par l’institution.

Discutante : Cécile de Hosson

Jan 25, 2018

10h30 - salle 2017, SG

Présentation d’un cadre didactique de l’évaluation et de ses pratiques - Nathalie Sayac

Le cadre didactique présenté dans ma note de synthèse a été conçu pour penser et analyser les “faits évaluatifs” (Chevallard, 1986) en conjuguant savoirs scientifiques en évaluation (dans la diversité des champs scientifiques concernés) et savoirs didactiques. Il prend en compte à la fois des contenus disciplinaires et des réalités professionnelles permettant de définir une nouvelle approche scientifique de l’évaluation, plus didactique et volontairement ancrée dans la réalité des pratiques en classe. Ce cadre articule deux axes d’analyse des pratiques d’évaluation en mathématiques, l’un focalisé sur les épisodes évaluatifs proposés aux élèves et l’autre structuré par la “logique évaluative” des professeur·e·s. Cette présentation permettra à la fois de définir ces concepts et à la fois de discuter entre nous, des apports de ce cadre et de son extension éventuelle aux autres disciplines scientifiques.

Discutant.e : à venir

Mar 08, 2018

10h30 - salle 2017, SG

Paying attention to students’ mathematical thinking : Formative assessment practices and challenges - Christine Suurtamm

Dans le cadre du petit séminaire, Christine Suurtamm va partager ses recherches en didactiques de mathématiques dans le domaine d'évaluation, plus particulièrement concernant l’évaluation formative. Pour elle, l'enseignant joue un rôle décisif dans la qualité de l'évaluation. Les questions qu’il pose aux élèves, les moyens qu’il se donne pour être à l'écoute du raisonnement des élèves et la façon dont il répond à cette pensée sont, pour elle, au cœur de l’évaluation formative. Cette présentation portera sur les stratégies développées par l’enseignant autour de l’évaluation formative, mais aussi sur les dilemmes et défis que cette évaluation pose aux enseignants.

 

Professeure Christine Suurtamm est Vice-Doyenne à la Recherche et Professeure en éducation mathématiques à la Faculté d’Éducation à l’Université d’Ottawa, Canada. Elle sera présente en mars 2018, en tant que professeure invitée au LDAR pour travailler avec les chercheurs du laboratoire sur les questions d’évaluation. 

Discutante : Nathalie Sayac

Apr 05, 2018

10h30 - salle 2017, SG

Focale sémiotique pour l’étude de phénomènes d’enseignement-apprentissage des mathématiques dans le contexte de l’éducation spécialisée - Catherine Houdement et Edith Petitfour

Dans cette présentation de recherche en cours, nous montrerons en quoi une analyse sémiotique centrée sur une étude des rapports entre productions langagières (langages naturels, formes spécifiques de discours) et signes non langagiers (graphiques, symboliques, gestuels, artefacts matériels, …) peut enrichir une analyse didactique pour révéler des phénomènes d’enseignement – apprentissage des mathématiques. Nous mettrons en évidence des sources de malentendus sémiotiques de différents types (décalage d’interprétation d’un même signe) pouvant avoir un impact fort sur la construction des concepts mathématiques. Les extraits présentés sont issus de séances autour de la numération décimale dans le contexte de l’éducation spécialisée.

Discutant : Frédérick Tempier

May 03, 2018

10h30 - salle 2017, SG

Groupe Ires Pensée spatiale - Caroline Leininger-Frézal

Savoir penser l’espace est un des apprentissages visés par l’enseignement de la géographie dans une perspective d’éducation citoyenne. Acquérir une culture géographique prévaut souvent sur le développement d’un savoir-agir dans l’espace qui est pourtant une des finalités de la géographie scolaire. Pour tenter de concilier ces deux finalités disciplinaires, nous essayons de développer une démarche expérientielle (Kolb, 1984) basée sur la prise en compte de l’expérience dans les situations d’enseignement-apprentissage. Nous discuterons de la valeur heuristique de la démarche mais aussi de ses limites en nous appuyant sur des situations d’enseignement-apprentissage expérimentés en classe.

Discutant : Robin Bosdeveix

May 31, 2018

10h30 - salle 2017, SG

Nadine Grapin et Eric Mounier

Pour répondre à une question de recherche ou l’éclairer, le chercheur en didactique peut être amené à concevoir et mettre en œuvre une évaluation (externe) des connaissances des élèves, mais la conception du test, les modalités de passation voire l’interprétation des productions sont bien souvent "transparentes", comme si elles allaient de soi. Or, elles ne sont pas sans incidence sur ce que l’évaluation permet effectivement de révéler des connaissances des élèves. Dans un autre type d’évaluation externe, celles à grande échelle (Dalibard & Arzoumanian 2015, Dalibard & Pastor 2015), des conditions de validité, pertinence et fidélité sont définies avec différents indicateurs, dont la plupart sont statistiques. Nous avons donc cherché, en prolongeant l’étude didactique de la
validité menée par Grapin & Grugeon (2015), à déterminer des indicateurs didactiques permettant de garantir pertinence et fidélité. A travers la mise en œuvre d’un dispositif d’évaluation des connaissances d’élèves de fin de CP, nous montrerons les questions méthodologiques auxquelles nous avons été confrontés et la façon dont nous avons interprété les conditions de pertinence et de fidélité dans un cadre didactique. Nous exposerons enfin l’ensemble du dispositif d’évaluation mis en œuvre, le cadre d’analyse exploité pour interpréter les réponses des élèves (Mounier 2017) et donnerons des résultats généraux sur les connaissances des élèves dans la continuité de ceux donnés par Mounier & Pfaff (2015). Notre exposé sera aussi l’occasion d’interroger les pratiques d’évaluations externes à grande échelle (contenus, résultats, méthodologie) passées nationalement et internationalement à l’école primaire (Bodin & al. 2016). Il y a là de forts enjeux qui ne peuvent nous échapper...

Discutant.e : à venir

Jun 21, 2018

10h30 - salle à venir

Les proximités en acte et discursives : à étudier dans les pratiques des enseignants en classe ? Aline Robert et Julie Horoks

Première partie
Après avoir précisé ce que nous entendons par proximités en acte et discursives et justifié leur introduction dans nos analyses (notamment en lien avec le modèle de la ZPD), nous présenterons d’abord quelques résultats d’études des moments d'exposition des connaissances ainsi outillées. En fait c’est sur des exemples que nous développerons ces résultats, en illustrant l’usage de l'outil proximités discursives (parmi d’autres !). Nous étudierons ainsi, à propos du cours sur le sens de variation des fonctions en seconde, la difficulté de relier des activités d'introduction d'élèves sur des tâches "mal calibrées" et le cours concerné. Puis nous montrerons des exemples d’étude de ce qui peut nous apparaître comme des implicites dans un cours ou dans des activités d’application immédiates de ce cours, à propos du tableau de signes introduit en seconde pour étudier le signe d’une inéquation du second degré. Nous aborderons aussi la portée et les limites des interactions avec les élèves pendant un cours en relation avec les naturalisations éventuelles des enseignants. Nous discuterons enfin des diversités des proximités que les enseignants mettent en œuvre (ou non) dans des situations de cours.

 

Deuxième partie

Ensuite nous aborderons l’utilisation de cet outil pour étudier des évaluations en classe, en expliquant les adaptations nécessaires à cette étude. Nous conclurons par des questions, notamment sur la classe inversée, et par des perspectives, notamment en formation.

Discutante : Janine Rogalski

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Les petits séminaires 2017-2018

 
 

Référencement des revues

Document mis à jour en février 2016​

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